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by Alexzaoût 29 2018No Comments

Anna pour Pride Source

Question/Réponse : Anna Kendrick à propos de la fluidité de sa sexualité, de son combat féroce pour une romance saphique dans ‘Pitch Perfect’ et de son baiser avec Blake Lively

Par Chris Azzopardi, traduction par Julia pour Anna Kendrick France.

Le détour d’Anna Kendrick du côté obscur humoristique du dernier film de Paul Feig,A Simple Favor“, est parfaitement déjanté. C’est maman qui sirote son martini contre maman qui vide son verre d’un trait. C’est maman Target contre maman Met Gala. Maman ambitieuse contre maman spectatrice.

Rien de très extraordinaire, c’est un film où une maman rencontre une autre maman, une mom-com moderne, jusqu’à ce qu’Emily (Blake Lively) ne disparaisse. La soudaine disparition d’Emily pousse Stephanie (Kendrick) à débuter une enquête en mettant à l’épreuve son intelligence de Nancy Drew et en postant des vidéos de détresse d’elle sur son blog idiot d’artisanat. ( Les tutoriels de bracelets de l’amitié devront patienter.)

Un peu kitsch ? Ouais. Un peu bizarre ? Evidemment. Et c’est tout naturel, étant donné que la carrière longue de 15 ans de Kendrick est remplie de bizarreries : à l’âge de 17 ans, elle fait ses débuts en 2003 dans la comédie musicale adolescente “Camp“, réalisé par Todd Graff ; dans le rôle de Beca, elle apporte une touche d’aca-gayté dans la franchise en trois parties “Pitch Perfect” ; et en 2014, l’actrice de 33 ans nominée aux oscars a enfilé les pantoufles de Cendrillon pour Stephen Sondheim dans “Into the Woods“. Et son long et impulsif baiser (“un autre jeudi”, note Emily) avec Lively dans “A Simple Favor“, et bien, n’est pas exactement hétéro, dit-elle.

Ci-après, cette alliée de longue date parle de ses tentatives pour montrer à l’écran un amour lesbien entre les deux héroïnes de “Pitch Perfect“, Beca et Chloe (Brittany Snow), ce qui l’énerve dans les réactions d’auto-congratulations suivant les coming-out de célébrités et, quand il s’agit de sa propre sexualité, d’être aussi ouverte qu’Emily.

Pride Source :  Une session de karaoké en voiture, des petites mièvreries, des martinis et des mamans qui se roulent des pelles : Anna, tu as totalement compris ce que veut la communauté gay à ce stade de ta carrière, n’est-ce pas ?
Anna : (Rires) Oh mon dieu ! Je ne l’envisageais pas du tout de cette façon, mais ouais, c’est un peu kitsch. Ca se prend un peu au sérieux, mais on est toujours en train de faire des clins d’oeil ou de s’amuser. C’est très lumineux et coloré, et c’est une mièvrerie totalement assumée – bien que les enjeux soient réels à certains moments.

Pride Source : Tu n’avais pas réalisé que le film avait des notes queer ?
Anna : Pour être honnête, pendant le tournage, il y avait de quoi faire. Je me souviens m’être demandée avec Blake, “On est shootées ? Est-ce qu’on est train d’avoir une discussion de shootées ?” Parce qu’on était en train de parler de comment dans une comédie traditionnelle, il y a une sorte d’échelle de subtilité, et avec ce film on aurait dit qu’on était en dehors – comment si t’étais en trois dimensions, et que tu pouvais aller à tous ces endroits. C’était vraiment sympathique en tant qu’actrice d’avoir cette possibilité, et je sais que ça fait un peu drogué, existentiel et idiot. Mais le monde que Paul avait tellement de possibilités, et donc je ne pensais pas à un groupe en particulier. A la base j’avais déjà du mal à conceptualiser de quoi le film parlait ! Mais je pense que Stephanie se sent assez comme une paria et qu’elle essaye de trouver sa place dans le monde. Je pense que les personnes queer peuvent s’identifier à ce sentiment à un moment ou à un autre de leur vie.

Pride Source : Comment c’était d’arriver sur le plateau et de voir pour la première fois cette énorme peinture du vagin de Blake dans le rôle d’Emily au centre de la chambre d’Emily ?
Anna : OK, en fait c’est intéressant : le truc, c’est que ce tableau n’a jamais été sur le plateau. C’est que de la post-production. Parfois c’était un écran vert, et parfois c’était cet autre tableau très sympa mais très Tumblr. C’était en fait l’idée de Blake qu’il soit, euh, plus obscène. Bien sûr c’est de l’art, mais pour Stephanie c’est assez choquant à voir. Pas si poli, pas si joli, pas si timide. Je trouvais que c’était brillant

Pride Source : Pour ce qui est de “Pitch Perfect” : est-ce qu’on va finir par avoir l’histoire d’amour que Beca et Chloe méritent tellement ?
Anna: Je sais. Je voulais avoir une fin avec un endgame Bechloe, et on a filmé une version où Brittany et moi avons piégé tout le monde pendant une prise où on se mettait ensemble. On savait que c’était une longue prise. Ca signifiait tellement pour nous, ce suivi autour de la construction et l’évolution de leur relation, et oui, ça aurait été génial si à la fin ça avait mené à quelque chose. Si on fait un quatrième film, je me battrais becs et ongles pour qu’on ait ça, mais je suis pas sûre que ça arrivera.

Pride Source : Parce que le studio n’a pas envie de prendre cette direction à propos de leur sexualité ?
Anna : C’est pas comme si Universal avait décidé qu’il ne pouvait pas y avoir de lesbiennes dans “Pitch Perfect“, parce qu’on a Cynthia Rose qui est un personnage ouvertement gay. Mais je pense qu’ils étaient juste confus par cette idée, parce qu’ils n’étaient pas au courant de tous les gens qui en parlent en ligne, même si je le vois tous les jours, et que je me dis “Vous déconnez ?? C’est ce qu’ils veulent !

Pride Source : La meilleure fanfiction Bechloe que tu aies lue ?
Anna : OK, en vrai j’en ai lu qu’une seule. C’était tellement mignon et adorable, j’étais genre, “Aww, je voulais lire des trucs salaces !” Je pensais que j’allais être scandalisée ! Au lieu de ça, je me disais, “Aww ! C’est trop chou ! On dirait ‘The Baby-Sitters Club’.” Mais je n’ai pas vraiment suivi tout ça.

Pride Source : Tu as une fois rencontré un gars au Gelson’s market qui t’as dit qu’il se déguisait en ton personnage de “Camp“, Fritzi, en drag. Tout d’abord, ça t’arrive souvent de rencontrer des drag queens dans une épicerie, qui te disent que tu es leur inspiration ?
Anna : (Rires) Pas assez souvent ! C’était l’un de mes moments préférés où on m’avait reconnue. Et désolée, j’ai pas entendu la suite de ta question, j’étais trop excitée.

Pride Source : Quel autre personnage que tu as interprété pourrait faire un costume de drag sympa ?
Anna : Stephanie a un moment un peu comme Sandy dans “Grease“, où elle devient pas exactement la mauvaise fille, mais où elle se lâche un peu. Mais j’aime toujours Rizzo dans “Grease“, qui est un peu plus fun que Sandy, alors je suis pas sûre que Stephanie serait vraiment un bon choix. Il faudrait juste qu’elle détache ses cheveux.

Pride Source : Tu as dit que tu as un peu effacé la sexualité de Fritzi quand tu as tourné “Camp“.
Anna : Ce qui m’avait déplu avec Fritzi, c’est que j’avais 16 ans, pas le fait qu’elle soit gay, mais le fait qu’elle soit amoureuse sans que ça soit réciproque. Je crois que si elle avait été amoureuse mais en ayant toutes les copines qu’elle voulait, j’aurais été hyper heureuse. C’est juste qu’à 16 ans, t’as pas envie de jouer la fille que personne n’aime, ce dont je me rends compte en vieillissant, est juste une insécurité idiote. Mais à cette époque, je me plaignais juste parce que personne n’avait de béguin pour moi dans un film !

Pride Source : Avec le recul, aurais-tu interprété Fritzi différemment ?
Anna : Je crois que j’aurais juste essayé de prendre un peu plus de plaisir. Todd Graff est génial, et je suis vraiment chanceuse qu’il ait été le premier réalisateur avec qui j’ai travaillé. Et il a vraiment réussi à me faire tout faire, dont des trucs que je ne pense pas que j’aurais fait en ayant été une actrice avec plus d’expérience, mais je regrette surtout de ne pas m’être un peu plus amusée.

Pride Source : Tu as récemment remporté le Choice Twit award aux Teen Choice Awards, et je ne serais pas étonné si ce tweet est celui qui t’a fait gagner : “Beaucoup de personnes semblent très fières d’elles quand elles annoncent qu’elles ‘savaient déjà’ que Barry Manilow était gay. Ouais……c’est vous les vrais héros du jour les gars.”
Anna : Quand une personnalité publique fait son coming-out, réagir en disant, “Euh, on le savait,” est hyper bizarre pour moi. Même quand des célébrités annoncent une grossesse, les gens disent, “Euh, ça fait trois mois qu’on s’en doutait.” Ils sont tous genre, “Aww, enfin elle est prête à parler de sa grossesse ! Génial !” Et tu croirais que ton orientation sexuelle serait soutenue parce que tu te sens assez à l’aise pour en parler maintenant. C’est assez bizarre ce sentiment de supériorité parce que quelqu’un s’en est rendu compte avant toi.

Pride Source :  Beaucoup de tes rôles sont un peu gay. C’est aussi le cas de ton rôle de fille du Père Noël dans “Noelle” ?
Anna : Encore une fois, je dirais que “Noelle” a des touches de kitsch, alors j’espère que les gens aimeront. Ca fait tellement longtemps et j’ai pas vu le montage, je sais plus trop ce qu’on a fait. Oh, mais ils ont fait en sorte qu’il y ait des couples du même sexe partout, que ça soit au Pôle Nord et en dehors.

Pride Source : Pour en revenir à “A Simple Favor” : où penses-tu que se situent Stephanie et Emily sur l’échelle de Kinsey ?
Anna : Bonne question. Je pense qu’Emily prend Stephanie par surprise, elle est totalement amoureuse d’elle d’une façon qu’elle ne comprends pas. Je pense que Stephanie se définirait probablement comme hétéro, sauf qu’il y a cette femme dont elle est amoureuse et pour qui elle ressent de l’attirance. Cette scène : je me rappelle que Blake et moi ne voulions pas avoir l’air de sauter sur l’autre. Blake avait peur d‘avoir l’air de profiter de moi dans cette scène parce que je suis à ce moment très vulnérable, et j’avais peur d’avoir l’air d’en vouloir beaucoup plus, alors que Blake est juste en train de jouer, qu’Emily est très à l’aise avec la fluidité de sa sexualité, alors que pour Stephanie c’est beaucoup plus émotionnel. Alors j’avais peur que ça soit triste. On a eu vraiment du mal à trouver un équilibre, il y a juste ce moment où elle se retrouvent prises dedans, et c’est assez gênant. Ouais, c’était marrant.

Pride Source : Tu as été très ouverte sur tes béguins féminins au fil des années. Tu as déjà eu un béguin féminin qui était ou aurait pu être romantique ?
Anna : Laisses moi réfléchir. Totalement. Il y a quelqu’un, je suis toujours amie avec elle, quand on s’est rencontrées on s’est embrassées. C’était après le lycée, et c’était la première fois où j’embrassais une fille sans que ça soit pour amuser la galerie. Genre, cette idiotie de rouler des pelles à ta pote pendant une fête parce que y a des garçons qui regardent. Mais je crois pas que j’ai déjà eu cet amour émotionnel pour une femme, je veux pas dire que ça pourrait pas m’arriver, mais je dirais que je suis plus une Emily qu’une Stephanie.

Pride Source : Et ton baiser avec ton béguin de longue date, Blake Lively dans ce film ? Tes impressions ?
Anna : (Rires) Pendant les scènes de baiser, tout ce à quoi je pense, c’est, qui a un chewing-gum, qui a de la menthe ? Et je crois que c’est pareil pour Blake, parce que j’ai jamais vu de gars chercher des bonbons pour l’haleine. Nous étions donc les deux personnes à l’haleine la plus fraîche et mentholée à s’être jamais embrassées dans toute l’histoire de l’Amérique.

Pride Source : Félicitations !
Anna : Merci. Appelez le Guinness des records.

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