Anna Kendrick France

EST 2013 | your French source for all things Anna Kendrick
12/17/2016

Retrouver la traduction de l’interview d’Anna pour Glamour Mexico. Traduction par Julia, merci de créditer tout emprunt!

En couverture : Anna Kendrick, y-a-t-il quelque chose qu’elle ne sache pas faire ?

Cette demoiselle (originaire de Portland, dans le Maine) est l’une des actrices à avoir le plus de succès dans le milieu, et en ce moment on peut la retrouver sur grand écran dans The Accountant.
Si il y a bien une chose que l’on peut affirmer avec certitude, c’est qu’Anna Kendrick est talentueuse et que tous ses personnages sont adorables, mais cela est certainement du au fait qu’elle est pareille dans la vraie vie.

Dès l’instant où nous avons débuté notre conversation, il n’y a pas eu un instant où nous n’avons pas rit, bien qu’elle était très sérieuse quand nous avons évoqué ses derniers projets. Elle a débuté sa carrière par des pièces de théâtre, dont une comédie musicale à Broadway intitulée High Society.

Ensuite, elle a tourné dans des films indépendants, pour finir par recevoir le rôle qui la mettrait sous les feux des projecteurs à Hollywood: Twilight, où elle interprétait Jessica Stanley, la meilleure amie de Bella Swan (Kristen Stewart).

Depuis, la chance a été de son côté, et elle a obtenu différents rôles, comme Up In The Air, avec George Clooney, l’un de ses plus importants, étant donné qu’elle a reçu une nomination de meilleure second rôle féminin à différents prix aux Oscars, aux Golden Globes, aux Screen Actor Guild Awards et aux BAFTA (avec ceci ?).

Par la suite, nous l’avons vue dans d’autres succès, comme 50/50 et Pitch Perfect. Et ce mois-ci, Anna est à l’affiche de The Accountant, une fresque intense, narrant l’histoire de Chris (Ben Affleck), un homme doué d’une habilité extraordinaire pour les mathématiques, bien qu’il utilise ce talent pour quelque de bien plus sombre (et passionnant) qu’un agenda rempli de comptes et de calculs d’impôts. Le personnage d’Anna, Danna, changera la perspective de Chris sur les gens et la manière dont ils impactent nos vies.

Avec autant de cordes à son arc, découvrez les plans d’Anna pour conquérir le monde (même si nous pensons qu’elle l’a déjà fait).

Glamour : Le film The Accoutant réunit différents genres : actions, drames, beaucoup de moments intenses… Nous avons adoré ! Ben Affleck et toi avez fait un grand travail. Comment t’es tu préparée pour ce rôle ?
Anna: Ma mère est comptable, alors je lui ai demandé un peu d’aide, puisque certains concepts sont très spécifiques et je voulais être sûre d’être convaincante : Danna (mon personnage) est très douée avec les chiffres (mais pas autant que Chris, joué par Ben). Je n’ai jamais été très bonne en maths, je n’ai malheureusement pas hérité ça de ma mère, nous avons donc parlé plusieurs heures du scénario. C’était intéressant, dommage qu’au moment exact où le tournage a pris fin, j’ai très rapidement tout oublié. J’ai aussi essayé de réfléchir à qui était Danna et à ce qu’il s’était passé dans sa vie. Il y a une scène spéciale entre elle et Chris où elle lui dit des trucs sur sa famille, c’est très intime et ça m’a aidé à la construire et à la connaître. Elle explique qu’elle voulait étudier quelque chose de plus créatif, mais son père l’a encouragée à prendre la voie de la comptabilité, où elle trouverait du travail plus facilement. Et j’ai également aimé la façon dont elle s’identifie à Chris ; à leur première rencontre elle aurait pu croire qu’il était un peu limité, mais Danna ne voit que son énorme potentiel. J’admire cet aspect. Lui, grâce à son don, n’a pas eu autant de mal que Danna pour choisir sa voie, il savait déjà.

G: Comment était-ce de travailler avec Ben Affleck ? Vous faîtes une sacré équipe !
A:Incroyable. Ben a fait beaucoup de recherches sur le sujet, et notre réalisateur, Gavin O’Connor, a également rencontré les bonnes personnes pour écrire une histoire intéressante et authentique. J’étais préparée à réagir à n’importe quel personnage que Ben voulait créer pour le film, puisque c’est quelque chose qu’il a créé. Ils m’ont beaucoup simplifié les choses : je n’avais qu’à rejoindre le studio, m’adapter à la situation et apprendre mes répliques.

G: Ce que est certain, c’est que le retournement de situation a rendu l’histoire incroyable. Tu dirais que le proverbe : “ne jamais juger un livre par sa couverture” correspond au film ?
A: Bien sûr ! Cela fait partie des variétés de la vie, n’est-ce pas ? Par exemple, je veux montrer à certaines personnes qu’elles se trompent sur moi. Je ne parle pas des premières impressions ; quand tu montres à quelqu’un qui te connaît de puis toujours ce dont tu es capable et jusqu’où tu peux aller, c’est vraiment génial.

G: Même si le film est plutôt sérieux, ton personnage est assez détendue et abordable. Tu t’identifies à Danna?
A : J’aime penser que je suis comme ça, une personne à qui tu peux parler facilement… Malheureusement, les gens ont l’air de penser le contraire, ils disent que j’ai l’air de faire la gueule (resting bitch face). Et ça me blesse ! Je vous assure que je suis une personne avec qui tu peux discuter.

G : Tu réfléchis trop à ce que les gens disent de toi ?
A :Pas vraiment. Ce dont je parlais (dans la réponse précédente) n’arrive pas avec tout le monde. Je me sens chanceuse parce que mes expérience avec les autres (en vrai et en ligne) sont positives, la plupart est heureuse, et j’en suis reconnaissante. Au final je ne m’en soucie pas, je me concentre sur les bonnes choses.

G: Avec 13 millions de followers, sur instagram et twitter, tu dois ressentir pas mal de pression. La célébrité t’a changée ?
A: Au début c’était bizarre. Quand je venais de débuter ma carrière et qu’on ne me reconnaissait pas encore beaucoup, je me sentais nerveuse parce que je ne voulais pas parler du négatif et j’avais peur que ça se sache. Ça m’inquiétait. Je ne voulais décevoir personne, il y a donc eu un temps où j’essayais d’être la digne fille d’un concours de beauté, mais avec les années, j’ai pris confiance en moi et mon sarcasme et ma personnalité ont été révélées au monde. Du coup je me suis sentie plus à l’aise en public, et je n’ai plus peur de parler avec ces gens. J’aime l’idée qu’on sache déjà quel type de caractère j’ai, comme ça je peux m’amuser avec tout le monde… J’espère que tu es d’accord !

G: C’est bien de sortir du cliché comme quoi les films doivent avoir un caractère innocent, un peu de sarcasme ne fait pas de mal.
A : C’est sûr ! C’est génial que peu importe ton genre, ta couleur de peau, ta religion ou ton orientation sexuelle, maintenant tu peux choisir ce que tu veux. Il ne s’agit pas d’être irrévérencieux ; Sara Milican en Angleterre est tordante, elle a un humour assez soft. En autre exemple, il y a Sarah Silverman, acide mais qui s’amuse. J’aime que notre perception s’ouvre pour n’importe quel genre, peu importe la personne. J’aime être entourée de personnes charmantes. J’avoue que je ne pourrais pas discuter avec quelqu’un dépourvu de sarcasme ou de sens de l’humour. Tu peux très bien être une bonne personne, gentille avec les autres, mais si tu ne délires pas un peu, mon cerveau m’envoie un message d’alerte : ”Attention ! Ne fais pas confiance à cette personne !” (rires).

G: Il faut qu’on fasse attention alors ! Et qu’est-ce qui te rend heureuse ?
A : Beaucoup de choses ! La crème solaire, internet, le sucre, m’échapper de mes responsabilités. Tu sais, la même chose que tout le monde.

G : Je ne pourrais pas survivre sans tout ça. Et les choses qui te motivent ?
A : Dans ce travail, il y a souvent de bonnes opportunités qui se présentent, même quand tu ne t’y attends pas, et je suis consciente de n’avoir que 24 heures pour terminer mes objectifs. Mon secret, c’est de choisir des boucles d’oreille, prendre un Red Bull et paniquer. Rien ne me motive plus que ce que je fais.

G : Depuis ton jeune âge, tu es apparue dans des projets qui parlait de la scène. Quand as-tu su que tu voulais suivre cette voie ?
A : Je me suis souvent posé cette question, mais je voulais seulement le faire, aussi loin que je me souvienne j’en ai envie.

G : Quels ont été les moments les plus difficiles pour toi ?
A : Uff, les premières années de ma carrière. J’avais le rituel de consulter mon compte en banque et de me demander combien de temps je pourrais supporter de vivre dans ma voiture. Plusieurs choses me donnaient à penser que ça ne marcherait pas, et qu’il fallait que j’envisage d’autres options. Mais à 17 ans j’ai rencontré une fille qui m’a dit : “Garde ton calme. Tu ne peux pas juste penser à l’argent. Tu t’en sortiras seule”. Et dans les moments durs où j’étais sûre de me faire mettre à la rue (rires), je me disais que les choses finiraient par s’arranger, je devais seulement m’accrocher. Chaque fois que je me rappelle le conseil de cette fille, j’ai sentie que ça venait du cœur. Je suis heureuse de l’avoir écoutée.

G: La patience est une bonne alliée. Sinon, dans le film, ton personnage raconte à Chris une anecdote, comme quoi elle voulait être la fille avec “un effet wow”. Toi aussi ?
A : (Rires) Sûrement pas ! Ce genre d’idée ça veut dire être hypocrite, mais c’est notre cas à toutes, les femmes. Dans cette scènes, Danna parle de son désir d’être acceptée et des relations qu’elle aimerait avoir, mais cette histoire était de quand elle était beaucoup plus jeune, elle était au lycée et voulait avoir des amis. Mais en devenant adulte, moins de personnes recherchent cette approbation. Tes amis et ta famille t’acceptent comme tu es. Ce moment du film illustre comment nous aimerions nous connecter aux autres, mais dans le mauvais sens. Elle se rend compte de cela, et Chris observe qu’il existe des manières plus importantes et profondes de connaître les autres.

G : Donc comment pourrais-tu obtenir “l’effet wow” aujourd’hui ?
A : Rapidement ? Mettre le feu à quelque chose dans une pièce remplie de gens. Tu attireras l’attention très rapidement, effet garanti !

G : On peut te voir dans différents genres cinématographiques, drame, comédie, horreur, comme dans The Voice, avec Ryan Reynolds. Tu aimerais tester quelque chose de nouveau ?
A : Ce film était un défi génial, une méga combinaison de tout. Maintenant je me sens un peu gourmande.

G : Comment était-ce de travailler avec Marjane Satrapi, la réalisatrice de cette grande histoire ?
A : J’étais tellement heureuse de le faire ,j’ai fait beaucoup d’efforts. J’ai aimé le livre et le film de “Persépolis”, et je me rappelle quand on parlait par Skype pour s’organiser. Je voulais juste que ça se passe bien avec elle, j’avais mis le bon éclairage dans ma chambre et quelques décorations dans le fond. J’étais obsédée ! Elle n’en savait rien jusqu’à ce qu’on finisse le tournage.

G : Et à présent tu es également auteure. Très bientôt sortira Scrappy Little Nobody. Que peux tu nous dire là-dessus ?
A : Ce sont des essais autobiographiques. Parfois je me disais que je ne devrais peut-être pas écrire certaines choses… Des choses qui me faisaient me réveiller complètement paniquée la nuit. Ça a été un projet amusant, qui suit la même philosophie : rire de soit-même rends le chemin moins difficile.

G : Envisages-tu une quelconque évolution en tant qu’actrice ou auteure ?
A : J’espère toujours devenir adulte. Une partie de moi cherche ce progrès, mais c’est bien que certaines choses que je faisais à 21 ans se soient améliorées. Par exemple, j’ai l’impression d’avoir amélioré ma communication avec les gens que j’aime. Avant cet interview, je discutais avec une amie et elle me demandait des trucs sur la santé, les plans de la vie… Très adulte ! Quand je pense qu’avant tout ce qui m’intéressait c’était de sortir prendre une bière… C’est ce qui importe, ces petits changements.

G :Depuis que tu as 13 ans tu as construit une carrière. D’après ton expérience, comment-était-ce de grandir dans l’industrie ?
A : J’ai adoré, chaque personne que j’ai rencontrée dans le milieu étaient incroyablement travailleuses, désireuses de partager leur savoir, et ça a été une bénédiction. Et bon, je sais qu’il y a quelque dingues qui existent, mais ça peut aussi être un exemple pour savoir ce qu’il ne faut pas faire.

G :Alors tout est fiction dans la vie hollywoodienne ?
A : Je peux te résumer ce style de vie en deux choses : crèmes correctrices et gaines amaigrissantes. Rien de plus !

G :A quoi ressemble une journée libre pour Anna Kendrick ?
A :Ah, dans mon cas c’est différent. Je suis très glamour, toujours très ordonnée, bref, une vie très organisée. Si quelqu’un prétend le contraire, je jure que c’est un menteur (rires).

G : Tu as l’impression d’avoir le contrôle en ce moment ?
A : Bien sûr que non ! C’est tellement bien que mes proches soient patients, qu’ils me pardonnent si je mets une semaine à répondre à un message.

G :C’est marrant que tu parles de ça ! Beaucoup te décrivent comme un modèle.
A : Oh mon Dieu, mon plan maléfique fonctionne partout !

G : Penses-tu que la femme parfaite-multitâche existe ?
A : Je ne sais pas trop si on peut définir la perfection, mais je connais beaucoup de femmes qui font des choses extraordinaires. Elles s’occupent de leurs enfants, de leurs maisons, de leur boîte… Il faudrait demander à ces personnes si elles ont un secret, moi je serais incapable de faire tout ça.

G :Un autre de tes films très populaire est Pitch Perfect. Un groupe de filles, qui est génial. Quelle est la formule magique pour une amitié qui dure entre filles ?
A : Deux mots : humour et honnêteté. Ce sont des qualités importantes pour moi et qu’on a fait passer dans Pitch Perfect.

G :Dans ce dernier on découvre un autre de tes talents : le chant. Est-il possible que tu sortes un jour un album ?
A :Ah, je ne pense pas… L’industrie du film est déjà difficile, mais la musique, c’est dément. ça exige beaucoup de temps et d’énergie. J’ai des amis musiciens, ils sont toujours étonnés de la demande et de la difficulté de leur métier. Dans mon cas, ce que j’aime c’est combiner la musique avec les films, mais pour le moment je n’irais pas plus loin que ça.

G :Si tu pouvais voyager dans le temps, que préférerais-tu faire : te voir dans le futur ou retourner dans le passé ?
A :Si je pouvais dire quelque chose à mon moi jeune ça serait : ne mets pas d’eye-liner noir et blanc pour aller à l’école. Tu ne sais pas ce que tu fais, les tutoriels de YouTube n’existent pas encore, alors je t’en supplie ne fais pas ça. Je n’irais pas me voir dans le futur, c’est toujours une mauvaise idée. Même si j’en profiterais pour apprendre deux trois choses, revenir dans le présent et gagner de l’argent en pariant. ça vaudrait la peine seulement pour ça.

G :Et enfin, quelque chose que tu voudrais dire à nos lecteurs ?
A :J’espère que vous aimerez The Accountant ! Ce film a tout. En gros beaucoup d’action, Ben Affleck qui botte des culs et moi qui suit là pour créer des gros malaises. Et ça, c’est la meilleure chose dans le monde.

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